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Le Temps Perdu, St Augustin 2003
Qu'en est-il, en Occident, du rapport que les humains établissent
avec leur travail (profession ou engagement bénévole), quelles
limites lui imposent-ils, quelle place lui donnent-ils dans leur existence
? Sont-ils capables de prendre congé de leurs activités
pour habiter le repos, quels espaces accordent-ils à la pause :
respiration, contemplation, rêverie, ou simplement farniente ? Que
leur faut-il pour quitter le règne du faire, de l'avoir, du paraître
- et entrer dans le royaume de l'être ?
Ce livre propose le Shabbat comme remède à l'excès
d'activité, et comme un chemin pour guérir les souffrances
(personnelles et sociales) dues au travail tel qu'il se vit aujourd'hui.
Il s'appuie sur les textes bibliques (Ancien et Nouveau Testament) qui
traitent du Shabbat, et met en dialogue les textes, la réflexion
psychologique, et l'expérience des hommes et des femmes de ce temps
; sans oublier bien sûr la dimension socio-politique évidente
de la thématique travail / repos. L'expérience humaine interroge
la Bible et se laisse en retour interpeller par elle.
Cette rencontre de la Bible et de l'expérience humaine engage la
réflexion sur un chemin résolument spirituel. Le Shabbat
se propose comme une pratique qui mêle la contemplation, la louange,
le recul à prendre face aux tourbillons de l'existence. Il invite
à la dépréoccupation et au lâcher prise, il
met les humains en demeure de renoncer à l'illusion de la toute-puissance
: chemin de spiritualité qui donne à chacun l'occasion de
se retrouver à la place qui lui est propre et qui n'appartient
qu'à lui.
En préparation, un ouvrage sur les noms et visages de Dieu
Notre culture et nos églises donnent de Dieu une image traditionnellement
masculine ; or on trouve dans la Bible des textes qui présentent
Dieu comme une mère, et la Genèse affirme que l'être
humain, homme et femme, fut créé à l'image de Dieu.
Ce livre se propose d'ébranler quelques idées reçues,
et rarement contestées, à propos de Dieu.
Par ailleurs, nommer Dieu relève de la tâche impossible :
"les concepts humains n'arrivent pas à l'exprimer", écrit
Hadewijch d'Anvers dans ses lettres rejoignant en cela de nombreux
auteurs spirituels et théologiens.
Et pourtant, il est bon de parler de Dieu, et de redire quelques traits
du visage qu'il nous révèle de lui-même ; il est bon
de chercher sans cesse, non pas à percer le mystère, mais
à être attentifs, à l'écoute de ce qu'ont dit
de lui ses amis et ses amies, ceux et celles qui ont passé leur
vie à approcher le mystère.
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